La Chapelle sur Coise
était un village de scieurs de long (découpage manuel des troncs d'arbres en
planches).
L'origine de la paroisse
semble assez ancienne.
Un document des archives
du diocèse de Lyon atteste que La Chapelle en Vaudragon fut confirmée au
chapitre de Saint Just en 1170 par le Pape Alexandre III.
La commune de La Chapelle
sur Coise portait, autrefois, le nom de Chapelle en Vaudragon. A propos de
l'origine du nom, l'étymologie a donné lieu aux versions les plus
contradictoires.
Certains pensent que sa
dénomination rappelle les faibles dimensions de son édifice religieux autour
duquel sont regroupées les maisons du village. D'ailleurs, un acte de 1292
mentionne l'existence de deux chapelles.
Les petites chapelles
étaient très nombreuses autrefois dans les Monts du Lyonnais. Souvent citées
comme lieux de pèlerinages, on s'y rendait en vue d'obtenir la protection d'une
récolte, d'une famille, d'un enfant... Aujourd'hui encore, à La Chapelle sur
Coise, a lieu, chaque année, le pèlerinage de la Saint Blaise, patron des
agriculteurs.
D'autres pensent que le
nom serait un souvenir d'une famille du village qui possédait la plus grande
partie des terres de la paroisse au début du XIVème siècle.
Quand au nom de Vaudragon,
il viendrait du latin "vallis draconis" qui signifie "val du
dragon". Les registres paroissiaux mentionnent le nom de La Chapelle en
Vaudragon dès 1606.
En 1793, sous la
Révolution, le village est connu sous le seul nom de Vaudragon, nom du château
dont dépendait le village à l'époque et qui est situé sur l'actuelle commune de
Larajasse.
Par la suite, le village
pris sa dénomination actuelle : La Chapelle sur Coise.
Le
Bois des Roches
Au sud-ouest du village,
en direction du Fresnay, on découvre sur plusieurs centaines de mètres carrés,
en pénétrant dans le bois, un immense ensemble de pierres diversement réparties
qui semblent avoir été agencées et travaillées par l'homme.
Ce devait être un lieu de
rituels ou un lieu initiatique...
L'église
L'Abbé Beauvoir, curé de
La Chapelle sur Coise de 1832 à 1883 entreprit la construction de l'église.
Celle-ci fut achevée en 1847.
De la construction de cet
édifice, on ne sait pas grand chose si ce n'est qu'elle semble avoir été
construite sur l'emplacement d'une église d'époque médiévale.
En 1914, le clocher qui se
trouvait sur le côté du choeur, fut démoli et, à cause de la grande guerre, il
fallut attendre 1926 pour que soit reconstruit et inauguré le clocher actuel.
La dernière restauration
de l'intérieur de l'église date de 1990-1991. A cette occasion, de nouveaux
vitraux ont été installés dans la nef.
Les
vitraux
Les vitraux ont été
réalisés par Françoise Gormand Duval en 1990.
Ils se caractérisent par
une progression dans la lumière et les couleurs : du violet, du vert et du bleu
au fond de l'église jusqu'au jaune et au rouge en allant vers le choeur.
Les motifs des vitraux de
droite évoquent la création du monde, une mère et son enfant, puis le baptême.
Ceux de gauche illustrent
les hommes au travail dans les champs, les récoltent, le blé et le raisin, puis
la consécration du pain et du vin à la Messe.
Le
Bois de la Madone
Ce bois qui domine le
bourg de La Chapelle sur Coise abrite une Madone.